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Les poissons

Classification et divertissement étymologique

Nos ancêtres, pas très au fait de la classification phylogénétique et ignorant l'ADN, ont utilisé le mot poisson pour toutes sortes d'animaux nageant, les baleines, les dauphins, les marsouins, et "fruits de mer" vendus par le... poissonnier ! Le poisson se pêche, contrairement aux mammifères et aux oiseaux qui se chassent. La baleine est un "gros poisson" qui hélas se chasse encore !
Les gastronomes et les religieux font la différence entre la viande (muscles de mammifères) et le poisson (aux muscles généralement plus blancs et autorisés le vendredi). Les catholiques, le vendredi, peuvent manger du saint-pierre, du caviar et du homard pour faire pénitence, mais pas de poulet, pourtant viande du pauvre. Jadis, le castor, qui, on le voit bien, a un air de famille avec les rats et les ragondins, avait sa place sur la table du vendredi grâce à sa queue écaillée. Le castor n'est donc "ni chair ni poisson" !
Les écailles ! voilà un indice qui demeure très prégnant. Il n'y a pas si longtemps, on faisait apprendre aux élèves que les poissons étaient des vertébrés ovipares ayant des écailles séparées que le poissonnier peut enlever en les grattant avec son couteau. Ce détail est important si l'on veut faire la différence avec les "reptiles" qui ont des écailles soudées. Ces deux groupes zoologiques écaillés (reptiles et poissons) sont aujourd'hui à jeter aux orties : ces groupes obsolètes étaient trop hétéroclites et en contradiction avec les données de l'évolution.
Quand un élève interrogé sur la classification reste "muet comme une carpe", il se fait "engueuler comme du poisson pourri". Le bon élève est à l'aise sur la classification "comme un poisson dans l'eau".

La lamproie, jadis considérée comme poisson sans machoire est aujourd'hui identifiée comme un des premiers vertébrés (voir classification phylogénétique).

Devrons-nous arrêter de manger du poisson ? : "La consommation devrait doubler d'ici 2030, mais les stocks sont déjà surexploités" Gaëlle Dupont, in Le Monde Bilan Planète 2009, p.39. Voir aussi le Film Océan de Jacques Perrin. L'homme a grand soif : il avalalerait la mer et les poissons. Tout cela finira en queue de poisson.
Nous mangeons de plus en plus de poissons d'élevage, lesquels mangent des "farines" de... poisson ! "Il faut 4 kg de poisson sauvage pour produire 1 kg de saumon" d'élevage (Wasley et Wickens, Pérou, la face cachée du saumon d'élevage, in L'écologiste, n°29 - juillet - septembre 2009, p.17). Tout n'est pas rose dans le saumon ! La sauce fait manger le poisson !
Le poisson doit être considéré comme une denrée rare et précieuse. J'ai vu des choses horribles : des tranches de poisson revenir de la salle à manger et jetées à la poubelle, mélangées avec leurs emballages plastique.
L'avenir incertain de l'Anguille : voir article "On peut sauver l'anguille" dans Confluence, magazine de l'agence de l'eau Seine-Normandie, N° spécial Littoral normand, juin 2009, p.10.

Divertissement : Quel est le nom de naissance de la Marquise de Pompadour ? Juste un nom :
Quel est le plus gros poisson du monde ?

Bibliographie : GRESCOE Taras, La mer engloutie, le poisson de nos assiettes aura-t-il la peau de la planète ? Éditions Noir sur Blanc, 2010. Extraits : "Pour ce qui est de faire passer une espèce pour une autre, les marchands de poisson ont toujours montré de grandes dispositions à profiter du manque de connaissances taxonomiques du consommateur....40% de la Légine australe qu'on trouve sur le marché est toujours prise de manière illégale..."

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