Fours à chaux Écouché

Utilisation du sous-sol ornais (fr / 61)
(Building materials)

Créé le 07-10-1997, modifié le 21-05-2008

Calcaire : Anciens fours à chaux d'Écouché. Cette commune est connue pour ses nombreuses carrières de Calcaire ; lequel est transformé en carbonate de chaux. Elles devaient, jadis au temps des communications difficiles, leur prospérité à la proximité des terres acides du Massif Armoricain qui avaient bien besoin d'un amendement calcique.
"La pierre à chaux est la pierre calcaire la plus pure. L'art du chaufournier consiste à lui enlever son acide par l'action du feu ; celle qui a été cuite au four se nomme chaux vive ; si on verse de l'eau dessus, elle fume, se fendille bousouffle et devient lumineuse dans l'obscurité. Quand elle a absorbé toute l'eau à laquelle elle peut s'unir, ces phénomènes cessent et on la nomme chaux éteinte ; elle peut se dissoudre dans l'eau sans s'échauffer. En y joignant du sable, le résultat de ce mélange est le mortier qui sert à cimenter les pierres. On y joint de la brique pilée pour bâtir sous l'eau" (A.-L. Millin, Élémens d'histoire naturelle, Levrault 1797).

Le Grès Armoricain est une des roches les plus abondamment exploitées dans l'Orne (61), essentiellement comme ballast SNCF : Chailloué, Boitron , Nécy à la limite Orne-Calvados... et jadis Fontaineriant sur les communes de Sées-Le Bouillon.

Le Graphite de la Ferrière-Béchet, connu de Nicolas-Jacques Conté, physicien né près de sées à la fin du 18e siècle, a permis d'apporter une solution au manque de plombagine en France pour cause de blocus continental. C'est ainsi que notre sagien Conté inventa les crayons : il eut l'idée (avec le succès que l'on sait) d'enfermer ce graphite (broyé, mélangé à de l'argile et cuit) dans du bois.

Fabrication de briques, tuiles et poteries : La briqueterie de L'Hôme-Chamondot exploite les limons des plateaux.

Utilisation sous-sol ornais

Ce même schéma plein écran (incompatible iPhone et iPad)

Ce schéma montre les nombreuses relations entre les différentes sortes de roches et de minerais : Ainsi les plis hercyniens présentent des couches riches en fer (les schistes du Pissot ou schistes à Calymènes). La transformation du minerai en fonte nécessite du charbon de bois, d'où la nécessité des forêts qui justement sont abondantes sur ces crêtes hercyniennes. Ce relief explique l'abondance des cours d'eau, bien utiles pour actionner les soufflets. La surexploitation de la forêt va se trouver limitée par l'utilisation du calcaire (tout proche) comme fondant dans les hauts-fourneaux : l'abaissement du point de fusion du fer limite les besoins en combustibles. Sur les espaces défrichés, le calcaire servira aussi comme il a été dit plus haut à l'amendement des sols. Bref, entre les collines armoricaines et la plaine du Bassin Parisien, c'est l'entente calcique.

St-Martin-des-landes

Matériaux de construction :

Saint-Martin-des-Landes : ce mur est construit avec le granite de La Ferté-Macé et les schistes du Précambrien.

Mesnil-Glaise Le Mesnil-Glaise : Ce mur est construit avec un calcaire jurassique et les schistes précambriens. En effet, le Mesnil-Glaise est situé à la limite Massif Armoricain / Bassin Parisien, près d'Argentan).

Bibliographie : DORNIC François, Le fer contre la forêt, Ouest-France, 1984.