Isolation thermique des toits

Isolation thermique - théorie et pratique

Observer les toits peut donner une indication de leur qualité isolante. Quelque temps après les chutes de neige, choisir le pan des toits exposé au nord pour éliminer le rôle du soleil qui fait fondre la neige. Ici la maison de gauche est bien isolée (à moins qu'elle soit inoccupée et donc non chauffée). À sa droite, une maison visiblement mal isolée. L'essentiel des déperditions se fait par le toit (30%), puisque, comme chacun sait, la chaleur monte. Il est donc important d'isoler le plafond du dernier étage.

Les principes de l'isolation : Les naufragés de l'océan savent que l'eau est un bon conducteur thermique et donc un très mauvais isolant. L'air est moins bon conducteur thermique... donc un bon isolant, surtout quand il est immobile. À température égale, on sait que le froid est plus supportable en l'absence de vent, d'où la différence entre la température réelle et la température perçue. En conséquence, pour isoler, il faut immobiliser de l'air entre l'intérieur et l'extérieur. Le rouge-gorge le sait, aussi gonfle-t-il son plumage en hiver, pour y augmenter la quantité d'air immobile. C'est le principe de la couette, version moderne de l'édredon, fait de plumes d'Eider, comme son nom l'indique. Presque tous les isolants de l'industrie du bâtiment utilisent ce principe de l'air immobile : la laine de verre ou de roche, le polystyrène expansé, la ouate de cellulose, le double-vitrage, la brique monomur...

Zoologie : Avez-vous remarqué que tous les animaux qui ont une régulation thermique, appelés homéothermes par les scientifiques, ont un revêtement cutané, soit un pelage (ce sont les mammifères), soit un plumage (ce sont les oiseaux) ? Le pelage des hommes, et surtout des femmes, est aujourd'hui peu efficace, aussi, ils compensent par celui des autres bêtes : le plus souvent laine du mouton et parfois fourrure.

Expérience Isolation thermique pour la classe