Dodo

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Dronte ou Dodo

Raphus cucullatus ou Didus ineptus - Ile Maurice

"The famous dodo (Didus ineptus) lived upon the island of Mauritius in 1598, but so complete is its extinction by man that it is now only known by few pictures, bones, feathers, and other parts, in a few museums. It was a pigeon-like bird as large a swan, with an enormous hooked bill and rudimentary feathers." (HOLDER, Elements of zoology, American Book Company, 1885, p.263)

BUFFON, Histoire Naturelle des oiseaux :
"Représentez-vous un corps massif et presque cubique, à peine soutenu par 2 piliers très gros et très courts.
Les premiers Hollandais qui le virent dans l'île Maurice, aujourd'hui l'Ile-de-France, l'appelèrent walg-vogel, oiseau de dégoût (...)
La grosseur qui, dans les animaux, suppose la force, ne produit ici que la pesanteur. L'autruche, le touyou, le casoar, ne sont pas plus en état de voler que le dronte ; mais du moins ils sont très vites à la course, au lieu que le dronte paroît accablé par son propre poids, et avoir à peine la force de se traîner : c'est dans les oiseaux ce que le paresseux est dans les quadrupèdes ; on diroit qu'il est composé d'une matière brute, inactive, où les molécules vivantes ont été trop épargnées. Il a des ailes, mais ses ailes sont trop courtes et trop foibles pour l'élancer dans les airs ; il a une queue, mais cette queue est disproportionnée et hors de sa place : on le prendroit pour une tortue qui se seroit affublée de la dépouille d'un oiseau ; et la nature, en lui accordant ces ornements inutiles, semble avoir voulu ajouter l'embarras à la pesanteur, la gaucherie des mouvements à l'inertie de la masse, et rendre sa lourde épaisseur encore plus choquante, en faisant souvenir qu'il est un oiseau.
Le dronte paroît propre aux îles de France et de Bourbon (...) ; mais je ne sache point qu'aucun voyageur ait dit l'avoir vu ailleurs que dans ces 2 îles... Il seroit donc à désirer que les voyageurs, et surtout les naturalistes (...) examinassent (cet oiseau ...)."

Buffon, qui écrivait ces lignes vers 1770, semblait croire qu'à cette époque il existait encore et pourtant....

BALOUET (J.C.) et ALIBERT (E), 1989. - Le grand livre des espèces disparues. Ed. Ouest-France. p. 42 : "Le dodo, cher au "pays des merveilles" de Lewis Carroll, n'appartient plus qu'à un passé révolu. Il aura suffi d'un peu plus de 200 ans pour que disparaisse l'un des oiseaux les plus étranges que notre planète ait porté et pour qu'il devienne le symbole des oiseaux disparus. Chassé pour être mangé, il aura tout de même attiré l'attention des naturalistes et sa réputation dans le monde entier était bien assise lorsque le dernier spécimen, en provenance de la Réunion, mourut sur un navire français rentrant au pays entre 1735 et 1746."


De l'ADN a été prélevé sur un dodo naturalisé. Son analyse en a confirmé la parenté avec les pigeons, les colombes et le solitaire. (D'après Sciences et Vie n 106, mai 2002, page 12)

Lien externe : The dodo blog