Gui blanc ou Viscum album

Le Gui blanc - Viscum album

Famille des Loranthacées

Gui BaiserLe gui parasite de nombreux arbres comme les saules, les peupliers, les pommiers, plus difficilement les chênes, jamais le hêtre. Il existe un "chêne-gui" à Isigny-le-Buat dans le Sud-Manche. En réalité, le gui est un hémiparasite, puisque il est chlorophyllien.

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Fiente de grive
Fiente de Grive sur une branche contenant des graines de gui. Une relation étroite entre l'arbre, le gui et la grive. Le gui ne saurait vivre sans les deux autres.

Bibliographie : 1) Henri Gadeau de Kerville, Les vieux arbres de la Normandie, Rouen : Société des amis des sciences naturelles de Rouen, 1890-1932.
2) Juliette Brabant, Le gui danss le bocage ornais, in Le Pays Bas-Normand n°169, 1983 : "Reconnu par plusieurs cultures comme sacré, le gui parasite de nombreuses espèces végétales, combattu et renaissant, accrochant ses excroissances sphériques aux branches qu'il envahit, atteint les sèves des arbres, des arbustes, de la pousse fouisseuse et inexorable de ses suçoirs, et s'en nourrit."
3) Pline l'ancien, Histoire Naturelle, lib. XVI, § XCIII : "Jamais le gui ne vient de semaille ; les oiseaux seuls, principalement les pigeons et les grives, en laissent tomber la graine après l'avoir mangée ; mais cette graine ne peut produire que mûrie par le séjour qu'elle a fait dans leurs intestins.
4) Revue La Hulotte 1981, n°48 p.42 : "les chênes à gui n'étaient pas très rares autrefois. Ils ont principalement disparu de notre pays à cause des déboisements intensifs, durant les 100 dernières années. En 1913, on en comptait encore 14, rien que dans le département du Loir-et-Cher. Aujourd'hui, la population des chênes à gui est estimée, pour la France entière, à une quinzaine d'individus environ."