Estuaire de la Sélune et Baie du Mont Saint-Michel

(Promenade étymologique en bas de pages)

Pêcheurs à la ligne au crépuscule
Le pêcheur à la ligne

Trois principaux fleuves arrivent dans la baie : Le Couesnon, la Sée et ici la Sélune. Autres vues de la baie du Mont Saint-Michel (les grêves, les moutons et Tomblaine).

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Entre les sédiments de la rive gauche et l'érosion de la rive droite, des pêcheurs, entre deux prises, contemplent la baie et le mont en espérant le maintien de la qualité de l'eau.

Promenade étymologique dans la "baie"

En consultant mon Dictionnaire Historique de la Langue Française d'Alain Rey, je suis resté tout "ébahi" en constatant que "bouche-bée" venait du verbe peu usité "béer", lui-même venant du latin "batare". "Béer", c'est faire une "béance", avec la bouche par exemple. Une "baie vitrée" est une "béance" dans le mur de la maison.
"Baie" est polysémique : il y a plusieurs "baies", d'étymologies différentes, qui n'ont rien à voir entre elles ; même si je rêve d'avoir une belle "baie vitrée" qui me permette de contempler la "baie du Mont Saint-Michel" en mangeant les "baies rouges" de mon jardin.
Si vous êtes "bégueule" ne laissez pas votre porte ouverte ni même "entrebâillée". N'allez pas non plus dans votre "baie vitrée", les "badauds" pourraient vous voir et ensuite "badiner".
Je me suis souvent demandé s'il fallait écrire "bâiller" ou "bayer". Difficile de "bâiller" sans avoir la bouche "béante". "Bayer" semble réservé à l'expression "bayer aux corneilles". J'aurais voulu vous faire un long discours sur l'origine des corneilles dans cette expression, mais il aurait probablement provoqué trop de "bâillements".
Dans un prieuré il y a un prieur ; dans une abbaye il y a un abbé, et donc ici, on a l'abbé du Mont Saint-Michel.