L'argiope fasciée signe ses toiles

Ponte

L'Argiope fasciée est une araignée qui ressemble un peu à une guêpe. C'est du bluff !! elle n'a jamais provoqué de piqûre douloureuse.
Sur un chemin de St-Germain-du-Corbéis (fr / 61), aujourd'hui occupé par un lotissement, on trouvait en 1985, 150 femelles et leur ponte comme ci-contre. Les mâles disparaissent en été après la fécondation, les femelles pondent en septembre et meurent peu après.
La ponte : quelques centaines d'oeufs dans cette boule de soie de 2 cm de diamètre.

Argiope

L'araignée et sa toile : La toile présente un dispositif élastique en zig-zag évitant la déchirure quand les criquets arrivent.

Emmaillottement

L'argiope prédatrice , "emmaillotant" un criquet.

"L'araignée moderne existait bien avant les dinosaures : deux fossiles découverts,... l'un en Afrique du Sud, l'autre en Virginie, révèlent que l'araignée marchait sur terre il y a 240 millions d'années... Elle a su résister à la grande catastrophe qui a provoqué la disparition des dinosaures..." Libération, mardi 07-12-1999, p.34.

"Comme prestance et comme coloration, l'Épeire fasciée est la plus belle des aranéides du midi. Sur son gros ventre, puissant entrepôt de soie, presque du volume d'une noisette, alternent des écharpes jaunes, argentées et noires qui lui ont valu la dénomination de fasciée... Son engin de chasse est une grande nappe verticale...Dans la partie inférieure de la nappe, descend, à partir du centre, un large ruban opaque, disposé en zigzag à travers les rayons... On dirait le paraphe d'un artiste signant son ouvrage... Le robuste zigzag de soie est apposé pour donner au réseau une plus grande solidité... Le criquuet en particulier, le fougueux criquet, qui détend à l'aventure le ressort de ses gigues, tombe fréquemment dans le piège... Les ruades de ses leviers éperonnés le feraient croire capable de trouer à l'instant la toile et de passer outre. Rien de pareil. S'il ne se dégage pas du premier effort, le criquet est perdu." Jean-Henri Fabre, La vie des araignées, Delagrave, 1937, p.89.)